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L’aventure Sénégalaise ou comment redécouvrir le terme « vivre »

Février 2017, me voilà à nouveau sur le chemin de l’Afrique. Beaucoup d’émotions se mélangent; excitation, adrénaline, joie et bien d’autres encore. Deux ans que je ne suis pas revenue à Saint-Louis au Sénégal, durant cette période mille et une chose se sont passés, j’appréhende donc légèrement comment vais-je réagir face à cette nouvelle aventure. Car pour moi revenir à un endroit déjà visité est l’occasion d’avoir une vision des choses différentes et d’interpréter ce que l’on vit d’une manière différente. Nous arrivons dans une famille Sénégalaise qui nous accueille avec amour et enthousiasme ! Dès les premiers instants, je retrouve cette sensation de liberté et de plénitude qui m’avait tant manqué. Le sourire et la bonne humeur des gens. Tout le monde se salue, des sourires spontanés qui te rendent instantanément heureux. Nous sommes venus en tant qu’association humanitaire, pour apporter du matériel médical à un centre sur place nommé Jeunesse Espoir. Nous arrivons et je retrouve des personnes qui me sont familières, comme Lamine Tall, président de l’association. Il me prend directement dans ses bras et nous accueille chaleureusement..
Nous ne perdons pas de temps et nous partons avec l’infirmier et mes deux amis dans les daaras, endroit où vivent les talibés. Pour mieux comprendre ce qu’est un talibé, laissez-moi vous l’expliquer en quelques mots. Les talibés sont des enfants abandonnés par leurs parents venant de villages très pauvres qui sont envoyés dans des daaras sous la responsabilité d’un marabout. Personne supposé leurs apprendre le coran et les faire devenir des hommes courageux et indépendant. Malheureusement la réalité est tout autre, ces marabouts utilisent les enfants pour s’enrichir. Les talibés mendient la plupart du temps. Ils vivent dans des endroits insalubres et n’ont pas accès à l’éducation ni à des soins médicaux adaptés à leurs éventuelles maladies.
Nous arrivons sur place et une émotion indescriptible me traverse subitement. Je ne sais plus comment réagir. J’ai envie d’éclater en sanglots mais aussi de les serrer très fort dans mes bras. Pourquoi ? Je ne sais pas vraiment, sans doute, car cela me touche énormément et que je suis très sensible. On se rassemble et commence à leur faire des soins tels que des pansements là où ils ont mal. Ils sont tous autour de nous, ils nous regardent attentivement et parfois même nous guident, ce qui est assez drôle car au début nous sommes un peu hésitants et maladroits. Je commence à faire le pansement à un enfant, je le ressens très réservé et apeuré, j’essaie de le rassurer en lui disant que l’on ne va pas lui faire de mal mais que l’on va le soigner pour qu’il n’ait plus mal. A ce moment-là, j’ai un peu la gorge nouée, car j’ai vécu beaucoup d’émotions jusqu’a présent et en peu de temps. Je respire un bon coup, relève la tête et essaie de passer inaperçu. Les garçons se débrouillent bien, ils apprennent comment faire des pansements et franchement se débrouille bien ! Je suis très heureuse qu’ils puissent vivre cela. Nous finissons les soins et rentrons au centre. La journée se termine, nous sommes tous fatigués mais émerveillé de ce que l’ on a vécu. Le soir, nous mangeons avec notre famille Sénégalaise autour d’un grand plat commun et nous discutons tous à coeur ouvert. Ce genre de moment est unique, car il y a une énergie folle entre nous tous. Le fait d’être rassemblé me fait du bien. Nous finissons notre soirée à discuter et à philosopher sur la vie une cigarette à la main.
Nous nous rendons chaque jour au centre pour y faire des soins dans les daaras mais aussi pour jouer au foot avec les enfants, leur enseigner le Français. Chaque jour est unique et ne se ressemble pas, on apprend, on rigole, on aime, on partage… On vit…
D’après moi en Europe, on est en train de perdre cette notion et sa signification. On passe sa vie à courir après un bonheur que l’on ne saurait même pas identifié nous-mêmes. On perd peu à peu cette chaleur humaine pour des codes sociaux qui imposent un certain mode de vie.. Mais d’où viennent ces codes ? Pourquoi certaines personnes (pour ne pas faire une généralité ) se sentent-elles comme mal à l’aise de se dire bonjour ou de se sourire tout naturellement ? En parlant avec beaucoup de personnes, je me rends compte qu’au final presque le 80% aimeraient pouvoir être eux-mêmes et vivre dans la bonne humeur en partageant avec les autres.
L’Afrique a ce don-là, elle te faire te sentir toi-même. Elle t’ apprend et ou te réapprend à être ensemble et à partager des discussions, des sourires, etc. C’est magique et assez fou. C’est pourquoi je m’efforce de propager ma passion pour ce continent et plus particulièrement pour le Sénégal. Je souhaite que les gens puissent le vivre pour se rendre compte.
La fin du voyage approche.. J’essaie de me souvenir chaque jour passé ici et de les graver à jamais dans ma mémoire. Pour notre dernière soirée, nous nous rendons chez un ami et nous passons la soirée à discuter de tout et de rien. Notre ami Assane joue de la guitare, cela crée une ambiance très particulière et agréable. Les lumières tamisées, de belles paroles, de la bonne musique et un bon verre de vin rouge.. A ce moment-là, à nouveau je me sens vivre, une énergie me traverse le corps et me fait sentir bien, juste bien et sereine…
Les au revoirs sont toujours durs, mais je sais qu’on les reverra très vite et que nous avons de beaux projets à réaliser ensemble. J’essaie de relativiser et de ne pas laisser la nostalgie prendre le dessus, mais de partir dans un état d’esprit positif. On s’éloigne peu à peu.. traversant des mosquées, des enfants et assistant à un magnifique coucher de soleil.. Que pouvait-on espérer de mieux pour finir ce voyage ? Magique.
Je remercie toutes ces personnes bienveillantes que l’on a rencontré au court de cette aventure humaine qui on fait de notre voyage quelque chose d’inoubliable…
Sur la longue route qui mène de Saint Louis à Dakar, je contemple le paysage qui défile à toute allure devant moi et je réalise tout naturellement que ma place est ici et que j’ai quelque chose de fort à vivre au Sénégal. Quelle chance ai-je de savoir à vingt ans quel est mon rêve et ce qui m’inonde de bonheur ! Merci la vie ..!

Chloé supports

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