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Quand la contemplation et l’action se rencontrent

Je suis profondément convaincu que toute approche religieuse ou spirituelle valable doit aussi vraiment aborder la question clé d’aujourd’hui, à savoir un monde qui fonctionne pour tous. Les disparités et les inégalités de revenus et d’opportunités sont devenues si énormes, la dégradation de l’environnement progresse si rapidement, que si nous ne créons pas un monde qui fonctionne pour TOUS (ce qui inclut l’environnement), il ne fonctionnera bientôt plus pour personne, pas même pour les super-riches dans leurs citadelles de banlieue privées et protégées par des dispositifs d’alarmes électroniques.

Eckhart Tolle, faisant écho à Isaïe, a dit qu’aimer son voisin comme soi-même signifie que le voisin EST soi-même, et que la RECONNAISSANCE DE CETTE UNITÉ est l’amour. C’est cela, une spiritualité valable, ou une vraie religion – la signification originelle du mot « religion » en étant de créer des liens ou des ponts.

La professeure et activiste indienne Vimala Thakar a été pour moi une grande source d’inspiration en réfléchissant à quoi pourrait ressembler une spiritualité significative de nos jours.

Née en 1920 dans une famille brahmane, elle a très jeune manifesté une passion pour la spiritualité et a commencé très tôt à visiter des ashrams. À 19 ans, elle a passé un an à méditer dans une grotte. Suite à cette expérience, elle est allée dans une direction diamétralement opposée et a rejoint le mouvement de distribution des terres inspiré par Gandhi et ensuite dirigé par Vinoba Bhave, a parcouru la campagne indienne pendant huit ans.

Puis un évènement majeur s’est produit dans sa vie. À 40 ans, elle rencontra le légendaire Krishnamurti, le grand enseignant. Il l’encouragea à enseigner et elle quitta le domaine de l’activisme social, écrivant à ses amis du mouvement que “le seul salut de l’humanité semble être une révolution religieuse de l’individu”. Pourtant, 18 ans plus tard, cette même Vimala revint à l’activisme dans le but d’aider les pauvres et les personnes privées de leurs droits et de guérir l’environnement. Elle est le seul exemple majeur que je connaisse d’une personne ayant suivi cette voie particulière : de la méditation à l’activisme, à l’enseignement, et de nouveau à l’activisme.

L’explication, je crois, en réside dans sa réponse au célèbre enseignant bouddhiste américain Jack Kornfield, qui l’a interrogée sur ce retour à son premier amour: “Je suis amoureuse de la vie”, a-t-elle répondu, “et en tant qu’amoureuse de la vie, je ne peux me tenir à l’écart d’aucune de ses demandes quelle que soit la requête. Si les gens sont affamés, ma réponse est d’aider à les nourrir. Si les gens ont faim de vérité, ma réponse est de les aider à la découvrir. Je ne fais aucune distinction entre servir des personnes qui ont faim et n’ont aucune dignité dans leur vie physique et servir des personnes qui sont craintives et fermées et n’ont aucune dignité dans leur vie mentale. J’aime toute la vie”.

Dans notre approche dualiste à l’existence, nous aimons tant faire de petites catégories confortables : intérieur et extérieur, méditation et activisme, esprit et matière, individuel et collectif, mon voisin et moi-même, etc. Il n’y a pas encore une véritable intégration des deux, c’est-à-dire de la spiritualité et de l’action sociale. J’ai rencontré de nombreux activistes sociaux qui étaient en colère, des moralisateurs, pleins de jugement et même cyniques et haineux, et j’ai aussi connu des gens soi-disant spirituels qui étaient indifférents aux besoins des pauvres et à la souffrance réelle du monde. Prétendre être spirituel tout en étant indifférent aux souffrances intenses des pauvres, qui sont pauvres à cause d’un système économique que nous maintenons en place par nos votes, est une illusion grave et dangereuse. Et être un activiste social sans comprendre les lois spirituelles qui, en fin de compte, régissent l’univers, c’est courtiser un désastre personnel et collectif.

Nous avons vraiment besoin de la révolution totale dont parle Vimala Tharkar, où il n’y a plus de division entre les sphères spirituelles et sociales, intérieures et extérieures. Tout est un. Comme elle l’affirme, “Une tendre sollicitude bienveillante pour toutes les créatures vivantes devra surgir et régner dans nos cœurs si nous devons survivre. Et nos vies seront vraiment bénies lorsque la misère de l’un sera véritablement ressentie comme la misère de tous. La force de l’amour est la force de la révolution totale. C’est la force inédite, inconnue et inexplorée en tant que dynamique de changement”.

Je suis convaincu que l’amour est la force la plus puissante de l’univers et que c’est une loi qui s’applique à chaque situation ayant besoin de guérison sur la planète.

Pierre Pradervand

Manuela Meier supports

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